Hé ça y'est ça recommence.... ce fichu fil tendu prêt à se briser qui régis ma vie depuis toujours refait des siennes.
Aujourd'hui
je n'ai qu'une envie, pleurer, broyer du noir. Pourquoi? Parce que je
me sens seule, trop seule, dans ce monde beaucoup trop peuplée.
Je
ne sais même pas si je parviendrais à finir ce petit journal, tant mes
larmes me brouillent la vue. Hier soir, il m'a annoncé la nouvelle que
je refusais d'entendre. J'ai attendu son arrivée avec angoisse ... et
j'avais raison.
Hier soir, mon mari est allé en rendez-vous chez
le chirurgien de Nantes prendre des renseignements et moi je me
chargeais de prendre rendez-vous avec celui de Poitiers. Celui de
Poitiers peut opérer notre fille dès la naissance ou au maximum vers 3
mois .... cette nouvelle était ma seule bouée de sauvetage. La seule
chose qui me permettait de me dire "ok ta fille aura une malformation
mais très vite, son petit visage tout joli qu'elle aurait du avoir te
sera rendu". J'ai retrouvée le sourire grâce à cette nouvelle!
Hélas
hier soir tout s'est éffondré. Le chirugien de Nantes qui lui n'opère
rien avant 6 mois (et plus encore) a réussit à convaincre mon mari que
cela valait mieux d'attendre. Mon mari est rentré, sa décision déjà
prise. Moi je n'avais qu'a l'accepté et puis c'est tout! Je me suis
effondrée et ai pleurer toute la nuit.
Comment peuvent-ils
dirent que 6 mois ce n'est rien .... comment peuvent-ils dirent qu'un
enfant avec un visage que peut de gens réussirons à regarder sans avoir
pitié durant 6 mois ce n'est rien. Comment ce chirurgien peut-il dire
que je n'ai qu'a aller voir un psy si cette décision m'emmerde. Ils
veulent me faire passer tous les deux pour une mauvaise mère, parce que
je n'accueille pas cette nouvelle avec le sourire.
J'en veux à
mon mari de ne se réveiller que maintenant! Depuis le début j'ai
encaissée cette mauvaise nouvelle toute seule, il ne m'a jamais tendu
ses bras pour me consoler. Nous vivons cette histoire chacun dans notre
coin et moi je joue à celle qui gère bien la situation. Aujourd'hui il
décide de s'en soucier ... et voilà qu'il décide sans même me demander
mon avis de l'avenir de notre fille!
Comme d'habitude il ira en
parler à ses parents, qui dirons "oui c'est mieux comme ça, Cathy n'a
qu'a l'accepter! De toute façon son avis importe peu seul cet enfant
compte. Si le chirurgien a dit cela c'est qu'il a raison point barre
.... et puis c'est pas grave tout ça." Et beaucoup d'autres gens diront
la même chose, 6 mois ce n'est rien du tout! En vérité ils se disent
tous en silence "heureusement que cet enfant n'est pas le mien ,
heureusement que ça ne m'est pas arrivé à moi".
Et comme
d'habitude face à ce comité familial qui fera bloc contre moi ... je
n'aurais rien à dire! C'est moi qui porte cet enfant, moi qui la sens
bougé, moi qui fait pour que cette grossesse se passe au mieux ...
pourquoi est-ce que personne refuse d'entendre ce que moi j'ai a dire!
Pourquoi m'impose ton des décisions comme si le fait que je sois sa
mère n'a aucune importante.
Les chirurgiens se mènent une guerre
sans merci et critiquent les autres pour etre certains d'obtenir la
charge des enfants atteints de cette malformation. Nous parents sommes
divisés car pour moi Poitiers me promettait une vie normale bien plus
vite et leurs raisons et leurs preuves me semblaient justes. Nantes
décident que Poitiers sont des manipulateurs et mon mari à pris leurs
parties car lui n'a entendu que cette version.
Résultat celle
qui souffre et perds dans tout ça ... c'est moi. La décision est prise
... aelan restera avec ce visage que je crains pendant des siècles ...
parce que d'autres ont décidés qu'il en serait ainsi. J'ai peur de ne
pas réussir à accepter cet enfant, j'ai peur de la regarder en face
avec ce visage que peut de gens accepterons, j'ai peur d'être une
mauvaise mère, de sombrer dans une dépression dans laquelle je ne
sortirais pas. Parfois je me dis que je ne veux pas qu'elle naisse ...
car elle est un problème que je n'ai pas la force de surmonter seule.
Je suis vidée, écœurée ...
Mon
mari m'a dit ce matin qu'il m'aimait. Je ne lui ai pas répondu, je
voulais juste qu'il s'en aille à son boulot et me foute la paix. Lui a
déjà repris sa vie comme elle était ... la mienne viens de
s'effondrer... et je suis seule pour encaisser ... encore et toujours.
Parfois
je me dis que cette vie m'a assez bousillée comme ça, que j'en ai assez
bavé depuis l'enfance et que cette fois c'est le problème de trop.
Cette fois je n'y arriverais pas...
" Aller voir une psy madame, ça vous aidera à mieux accepter la nouvelle" ... c'est sur ça arrange tout les soucis!
Mes larmes coulent .... je me méprise .... je ne veux pas la sentir bouger dans mon ventre aujourd'hui ....